10/2 – Départ de Queenstown et de la Nouvelle-Zélande, conclusion

Une nuit de plus à Queenstown en raison de l’unique bus raté pour Mount Cook.

Petit déjeuner sympathique :

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Aéroport de Queenstown où je prends mon vol pour Christchurch :

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Des tablettes de chocolat aux emballages appétissants (8,40 euros la tablette) :

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Aéroport de Christchurch, décollage pour Melbourne :

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Après 12 jours en Nouvelle-Zélande, voici quelques réflexions.

Le principal point positif vient indéniablement des très beaux paysages variés et sauvages. Certains coins n’ont même jamais été explorés ! J’imagine que l’Islande doit être aussi sauvage en beaucoup plus froid.

Dans les points négatifs, grosse déception provenant des Néo-Zélandais eux-mêmes, surtout en comparaison des Australiens. En un sens la Nouvelle-Zélande est un pays du deuxième monde déguisé en pays du premier. On sent une mentalité court-termiste, un manque d’ambition et un consensus national autour d’une certaine médiocrité. La jalousie envers les Australiens et le reste du monde est palpable et se concrétise par des mesquineries. En pratique, la vie est très chère pour des produits et services de qualité inférieure. Il règne une forme de laisser-aller et de résignation, voire de désinvolture. Comme si la population se contentait d’exploiter à moindre frais la rente que constituent les beautés naturelles sans égard pour les visiteurs et sans investissements idoines. Le résultat est que la majorité des touristes sont de jeunes routards fauchés que le manque d’expérience et le conformisme poussent à accepter des conditions de vie spartiates à des prix malgré tout injustifiables. Idem pour toutes les activités de plein air, les prix sont astronomiques. Il y a une sorte de mirage néo-zélandais semble-t-il entretenu par la distance et le marketing touristique. Je soupçonne que le même genre d’attirance devait exister pour l’Inde des années 70. Les sauts à l’élastique ou en parachute ont remplacé les stupéfiants pour une jeunesse occidentale rongée par le nihilisme, mais le but est le même, combler un vide existentiel par des sensations vécues loin de chez soi. L' »aventure » est monnayée à tout bout de champ, mais en réalité ce sont des doses d’adrénaline fournies à la chaîne dans un contexte sécurisé et non de l’aventure proprement dite. De plus, les infrastructures touristiques, notamment les transports, l’hébergement et les télécommunications, sont vraiment minimales, de piètre qualité et assez peu fiables. Il est très facile de se retrouver en difficulté si l’on ne dispose pas de son propre véhicule. Confiez ce pays à des Suisses, par exemple, et le résultat serait tout autre.

Bref, en dépit de la déception, j’ai essayé de profiter des paysages, mais j’ai raccourci de deux jours le séjour. J’envisageais initialement d’y revenir dans de meilleures conditions, à plusieurs et en louant (ou achetant) une voiture ou un camping-car, mais les routes sont extrêmement dangereuses car étroites, sinueuses et parcourues de Néo-Zélandais hargneux… Si l’on tient absolument à aller en Nouvelle-Zélande, il faut :

  • éviter la haute saison
  • ne pas partir seul
  • être autonome en terme de transport voire d’hébergement (camping-car)
  • réserver le plus possible à l’avance les hébergements, la solution la plus économique étant les très rares chambres individuelles des auberges de jeunesse
  • éviter les activités organisées et se concentrer sur les randonnées à pied et à vélo
  • coupler avec un voyage en Australie

Tout compte fait, l’Islande, l’Irlande, l’Ecosse, la Norvège, voire tout simplement les Alpes françaises ou suisses, me paraissent des alternatives plus proches et d’un bien meilleur rapport qualité-prix.

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